lundi 13 août 2007

Day 3 : Kerlingarfjöll

Possibly the nicest place. Very windy, incredible colours, walk on mountain crest, hot steamy streams, ice caves, nobody but us.

Kerlingarfjöll. Quel nom à coucher dehors ! De toute façon, c'est ce qu'on a fait tout au long de notre voyage !
Après environ 2 heures d'assez bonne piste sur la fameuse F35, bifurcation vers la droite. Une première grosse flaque à traverser, puis un peu plus loin, eh oui, notre premier gué ! Après quelques hésitations, c'est Bernard qui est le plus téméraire (ou le plus fou ?), et il passe sans l'ombre d'un problème. Mais il faut avouer que c'est très excitant, palpitant (dans le sens palipations au coeur !). Les autres suivent, c'est facile quand on suit, mais quand même...

A Kerlingarfjöll, l'hospitalité est de mise. Nous pique-niquons les carottes, oeufs etc achetés 2 jours plus tôt à Hafnarfjordur, les enfants vont s'amuser sur le trampoline à côté, et Dan va faire la causette à la demoiselle qui tient l'établissement (Aïe, je n'aurais pas dû écrire cela).

Puis, c'est parti en 4x4. On escalade une montagne à pic sur 6 km, pour arriver au coeur de la Hot Spring Area.
Et là, , !
Les mots me manquent pour décrire les couleurs, les mélanges d'ocre et de brun, de neige et de rouge, de jaune et de souffre. Nous sommes seuls, dans un paysage d'une rare beauté (désolé, celui-là je vais sûrement encore vous le servir souvent). Le vent souffle, le froid pique, mais nous sommes équipés, et aussi éblouis. Il fait un peu couvert, mais la visibilité est excellente.
Waouw ! Waouw ! Waouw !
En décrivant Kerlingarfjöll, je revis les émotions du moment, je suis à nouveau ébloui par cet endroit magique. L'appareil photo fonctionne à plein régime. On ne sait pas où donner de la tête, on veut pouvoir escalader la montagne suivante pour découvrir ce qu'il y a derrière. On est étourdi par cette vue à 360° si inhabituelle, si pure, si pleine de couleurs à couper le souffle.
De partout, ça fume, le souffre s'échappe des entrailles de la terre. La neige est à portée de main, elle a formé par endroits des cavernes. Après une heure et demie de promenade, d'escalade, d'admiration répétée, nous finissons par toucher cette neige, et avec prudence quelques-uns osent y faire quelques descentes en luge improvisée.

Ca n'aura pas tardé : le premier jour dans l'intérieur du pays n'est pas encore passé, mais nous savons tous, à ce moment-là, que nous ne regretterons pas d'avoir pris un 4x4 !

Day 3 : Hveravelir




42°!!!


Un bassin si chaud dans ce camping si simple, démuni des plus élémentaires douches, ça donne envie. Sauf qu'à 22h, dans le froid ambiant (+/- 8°), c'est juste bon pour attraper quelque chose de mauvais. Et au début des vacances, avec des enfants malades, ça ne serait pas drôle.

Les "P" trop prudents sans doute, décident d'attendre le lendemain pour la baignade. Mais les autres sont bien trop impatients. Ils en sont revenus hyper-enthousiastes, et bien cuits ...

Mais Hveravellir n'est pas qu'un camping et un bassin d'eau chaude. A quelques pas de là, de magnifiques solfatares nous attendent, dans toute leur puanteur. Un volcan miniature crache inlassablement sa fumée. Une mare d'un bleu intense partage avec nous ses reflets siliciens. Très intéressant, tout cela !

La promenade d'1h1/2 nous emmène ensuite à travers les champs de lave, à la poursuite de 3 moutons qui n'apprécient pas tellement notre compagnie. Le temps est au beau fixe, quel bonheur ! Et au retour, les estomacs crient famine.

C'est le moment d'expliquer qu'on est arrivés à cours de gaz, et qu'on n'a pas rencontré un magasin digne de ce nom sur notre route depuis le départ. Il y a bien une cuisine au refuge du camping, mais réservée aux clients italiens du moment. Donc, Dan, notre public relations, a sympathisé et leur a expliqué comment tout fonctionnait, et en a profité pour préparer à toute la petite troupe de quoi nous rassasier en pâtes -à peu près la seule chose qui nous reste de nos provisions du début-, pendant que nous nous pavanions avec les moutons. Quel as !

Tiens, c'est aussi à Hveravellir que Vally a croisé ... un collègue de travail italien ! On se croît en vacances, puis...